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              Daniel Ye - Diplôme de Cuisine 2016

              Daniel Ye graduate cuisine diploma

              Daniel Ye est arrivé à Paris il y a 4 ans pour y découvrir "l'art de vivre" à la française. En 2016, il obtient son Diplôme de Cuisine et se concentre maintenant sur son blog et ses critiques gastronomiques.

              Interview de Daniel Ye

              Qu'est ce qui vous a donné l'envie d'étudier la cuisine ?

              La gastronomie et la cuisine ont toujours été les grandes passions de ma vie. Voici quatre ans je suis venu à Paris pour un MBA à l’ESSEC. Vivre à Paris m’a permis de découvrir le fameux « art de vivre » à la française. Un art de vivre totalement à l’opposé de ce qu’on voit en Chine en ce moment, où les gens cherchent, au contraire, à tout faire le plus vite possible. Après mon MBA je suis rentré en Chine et je me suis mêlé à toute cette agitation. De longues heures passées au bureau, jamais le temps de cuisiner, pas même le temps d’apprécier la gastronomie dans mon temps libre. Manger ne servait qu’à satisfaire les besoins physiques de mon corps, sans aucun plaisir. Puis, il y a deux ans, à l’occasion d’un voyage d’affaires à Paris, j’ai eu la chance d’accompagner les visiteurs chinois à un dîner au Jules Verne le restaurant de la Tour Eiffel. Quand je repense aux multiples expériences gastronomiques que j’ai connues, depuis le Eleven Madison Park à New York, jusqu’au restaurant Jean George à Shanghai, depuis un canard laqué pékinois jusqu’à un bol de soupe congee à Hong Kong, je me dis que ce que j’ai goûté ce soir-là au Jules Verne n’a pas laissé une impression indélébile, que ce fût délicieux ou pas. Néanmoins c’est ce dîner qui fut déterminant dans ma décision d’étudier la cuisine. Il s’est passé un « je ne sais quoi » durant ce dîner et je pense que le charme de la cuisine française tient justement à ce « je ne sais quoi ». Est-ce que c’était l’ambiance ? Le mobilier et le décor du Jules Verne ont été conçus par un designer de grand talent. Est-ce que c’était un arôme particulier présent dans un des plats qui vous renvoie à l’enfance ? Ou bien est-ce que cela tenait à l’association inattendue des ingrédients qui ne cesse de vous surprendre ? En tous les cas, cela m’a incité à changer de rythme de vie, à prendre le temps d’explorer ce « je ne sais quoi ». J’étais convaincu que pour moi c’était la clé du bonheur. Ce qui compte ce n’est pas qui vous êtes au sein d’une entreprise, ce n’est pas combien d’argent vous gagnez. Ce qui compte c’est ce que vous faites pour ce et ceux que vous aimez.


              Je pense que le charme de la cuisine française tient justement à ce « je ne sais quoi »

              Quel est votre meilleur souvenir à l'institut Le Cordon Bleu Paris ?

              « Cuisiner c’est partager. Et partager un savoir est merveilleux. » C’est ce que chef Vaca nous a dit lors de notre premier cours. Il reste mon enseignant préféré. 

              Pouvez-vous nous parler de votre carrière ?

              Je travaillais depuis plus de dix ans dans le secteur du luxe. Avant d’étudier la cuisine au Cordon Bleu, j’étais directeur des relations publiques du groupe Tiffany pour la Chine. En 2013 j’ai obtenu un MBA de l’ESSEC, la meilleure école de ce type en France. L’industrie du luxe m’a enseigné l’importance du récit d’intérêt humain. Pour qu’un plat soit parfait, comme une œuvre d’art, il doit être chargé d’histoires, au-delà de l’histoire des ingrédients ou de l’histoire du chef qui l’a préparé.

              Que faites vous maintenant ?

              Mon cycle d’étude vient de s'achever. Depuis le début de mes études j’édite un blog « Chic France »  sur WeChat, le plus grand réseau social en Chine, avec deux posts chaque semaine. Je l’ai lancé en novembre 2015 avec l’objectif de fournir aux internautes chinois des informations authentiques, drôles et édifiantes. Le dimanche je publie également des billets dans la « My Bon Time in Paris » sous le pseudonyme de Daniel Child (Child à cause de Julia Child, une des personnalités qui m’a le plus inspiré) qui traite de cuisine française.

              Daniel Ye alumni

              Quels conseils donneriez vous aux futurs étudiants cuisiniers ?

              Les techniques sont importantes. Mais, dans le contexte actuel,  la curiosité et la soif de connaissance le sont aussi.

              Quels sont vos plans pour le futur ?

              Après mon diplôme je vais me concentrer sur mon blog et sur mes critiques gastronomiques. Je vais continuer de vivre à Paris un certain temps, c’est sûr.  En plus d’informer les Chinois sur le style de vie des Français, j’aimerais faire connaître en occident l’authentique cuisine chinoise. Pour les Français celle-ci semble se limiter à ce qu’on trouve chez les traiteurs parisiens, alors que je ne dine jamais dans de tels endroits…

              « Si vous avez eu la chance de vivre à Paris dans votre jeunesse, alors où que vous viviez par la suite vous emporterez cette expérience avec vous, car Paris c’est un festin itinérant » a  dit Hemingway. Je fais partie de ces chanceux. Mais je pense être encore plus chanceux de par mes huit mois passés au Cordon Bleu. Rien ne vaut la cuisine pour plonger au cœur d’une culture. La culture alimentaire est l’expression la plus avancée de la culture générale.

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