Le contenu de cette page s’affiche comme sur notre ancien site. Pour en savoir plus sur nos activités, consultez notre nouveau site..
Chargement
Actualités Le Cordon Bleu 03/27/2014
A la rencontre d'Emilie Gentils
Imprimer cette page
Entretien

EN | FR Partager : Facebook Twitter More...

À la une

A la rencontre d'Emilie Gentils

Après huit années passées en écoles hôtelières (Souillac et Toulouse), et avec huit années d’expérience professionnelle dans la restauration et notamment dans le management d’établissements à Londres (dont 7 ans parmi le groupe de Terence Conran), Émilie Gentils se fait un réseau et confirme une créativité, la sienne. Le goût de l’image culinaire lui vient des nombreux livres de Chefs étoilés qu’elle possède et qu'elle consulte fréquemment pour savoir se renouveler et s’inspirer. Sa photographie reflète ses aspirations gastronomiques : simplicité, naturel et mise en valeur du produit sans artifices : « Les pupilles en ont pour leur compte : du vrai qu’on déguste ! ». Le bon et le beau sont son credo. Nous l'avons rencontrée...

Comment s'est façonné votre goût pour la photographie culinaire ?
Je suis entrée en école hôtelière au tendre âge de 14 ans dans le sud de la France. J’y suis resté huit ans avec en poche un BEP-CAP cuisine, un BEP-CAP service, un Bac Techno et un BTS Gestion-Marketing en Restauration. J’ai toujours étais passionnée par la gastronomie. J’ai fini mes études en 2001 et je suis tout de suite partie vivre à Londres. J’ai travaillé en tant que Directrice de Restaurant pendant près de huit ans. Ce rôle m’a permis de « façonner » mon œil aux belles choses, à l’art de la table, et à développer une sensibilité aux matières, aux textures, aux couleurs. J’ai eu un petit garçon en 2007 et il m’était difficile de m’engager aussi intensément dans mon rôle de Directrice… La photographie était déjà une passion depuis quelques années (mes parents se sont rencontrés alors qu’ils travaillaient tous deux chez Canon, un signe ??...). Je prenais régulièrement des photos dans les restaurants où j’ai travaillé. C’est ainsi que j’ai commencé à proposer mes services de photographie culinaire à mon réseau de restaurants londoniens. Ma famille et mes amis m’ont énormément encouragé à continuer sur cette voie. Je suis continuellement en contact avec les Chefs, très souvent en cuisine ou une fourchette à la main (si ce n’est mon appareil !). Je pense avoir réussi ma reconversion professionnelle. Aujourd’hui je vis de cette passion en ayant toujours les « pieds dans le plat » !

Outre un bon équipement, quelles sont les qualités requises pour être un bon photographe culinaire ?
C’est une question difficile à répondre. Chaque mission est différente ! Qu’il s’agisse d’un reportage photo chez un Chef étoilé, la réalisation de recettes pour un magazine ou la création d’images pour le marketing d’une marque, il faudra faire appel à diverses compétences. Je pense qu’une sensibilité à la composition de l’image que l'on va créer est importante, comprendre le message que l’on souhaite véhiculer par notre image, et un certain goût pour l’esthétique. Le goût pour la gastronomie, l'anticipation, la patience, la minutie, l'organisation et la technique sont pour moi des qualités clés.

La nourriture, la cuisine, l'acte de manger sont éphémères. Photographier les produits, les gestes culinaires, les créations des cuisiniers, est-ce d'une certaine façon prolonger (ou anticiper) l'expérience gustative par le biais d'un autre sens, la vue ??
Quotidiennement nous enfournons le carburant nécessaire – nos nourritures hétéroclites qui se raffinent en une chimie d’une complexité infinie et assurent notre continuité physique. Ces mêmes nourritures produisent également un univers intangible, immatériel et insaisissable - celui des sens et de l’idéation. Ont découlé de ces deux pôles une mythologie, un art, un style et un rituel dont je me nourri quotidiennement !

Y a t-il un produit que vous aimez tout particulièrement photographier ??
J’aime beaucoup les aliments bruts : fraises tout justes cueillies, un turbot sorti de l’étal du poissonnier, une botte de persil frais… Les aliments m’émeuvent par leur beauté naturelle… Je fais confiance aux Chefs pour les sublimer magnifiquement… J’aime travailler la nature, le terroir, avec des fonds naturels : le bois, la rouille, l’ardoise…

Votre métier a t-il influencé votre rapport à l'alimentation, à la gastronomie ? Dans quelle mesure ?
Définitivement, même si j’évolue dans la gastronomie depuis vingt ans. Gourmande affirmée, je suis curieuse des nouvelles tendances. Mon quotidien est d’être entourée de produits, de cuisine, de Chefs. Rien ne me fait plus plaisir qu’une belle table et de beaux produits justement préparés. C’est un état d’esprit, être à la recherche du beau et du bon, celui qui fait du bien à votre corps et votre esprit.

  • Émilie Gentils animera une conférence d'introduction à la Photographie Culinaire le 10 avril 2014 à 19h à l’École Le Cordon Bleu Paris. Réservez votre place dès maintenant
  • Elle sera également intervenante au sein du Programme des Hautes Études du Goût. Découvrez le programme en cliquant ici.


Photos: Emilie Gentils

 
 

Pour plus d'information

Le Cordon Bleu Paris
  Email paris@cordonbleu.edu ou utiliser le formulaire en ligne
  Website www.lcbparis.com
  Call +33 (0) 1 53 68 22 50
  Address 8, rue Léon Delhomme
75015 Paris

À découvrir...

Le campus de Paris

Vidéos

Le Cordon Bleu Paris
Vidéo de présentation

En complément

  • Remise des diplômes Le Cordon Bleu Paris – Mars 2014
  • La remise des diplômes de la première session 2014 de l’école Le Cordon Bleu Paris s’est déroulée le 21 mars au prestigieux Cercle de l’Union Interalliée avec les familles et amis des diplômés. En ce jour particulier, Le Cordon Bleu a eu l’honneur d’accueillir Chef Pierre Gagnaire en tant que parrain de la promotion.

Lire la suite


  • Accord Met et Vin : Madère Sercial 10 ans Maison Barbeito
  • Ce bouillon japonais, accompagné de savoureuses nouilles udon, est riche en umami. Tirant son nom du japonais, le mot umami est utilisé pour décrire ce qui est considéré comme la cinquième saveur de base avec le sucre, le salé, l’amer et l’acide. Le bouillon et les nouilles sont servis à température ambiante, contrastant avec le tempura croustillant très chaud.

Lire la suite

 

Retour Bookmark and Share
 
 
Chargement