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Actualités Le Cordon Bleu 05/05/2009
Le Cordon Bleu Paris
Il faut tout goûter!
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par Stephan Lublin

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Témoignage:

Il faut tout goûter! C’est le principe fondamental de la cuisine. La sauce est-elle assaisonnée correctement? Les pommes de terre sont-elles bien cuites ? Ces saveurs vont-elles bien ensemble ? La meilleure façon de répondre à ces questions est de goûter et de juger par soi-même. C’est aussi la façon la plus amusante.

Les Chefs du Cordon Bleu suivent ce principe fondamental. On peut même dire qu’ils prêchent ce principe, et quand ils répètent quelque chose sans arrêt, j’ai tendance à bien écouter. Quand j’ai vu des affiches annonçant le Salon de l’Agriculture dans le métro, j’ai décidé de voir jusqu’où je pouvais suivre ce principe et si il tient la route en dehors d’une cuisine. Avec trois amies, toutes des filles du Cordon Bleu, nous sommes entrés dans le premier pavillon du Salon. C’était celui du bétail : vaches, cochons, chèvres, moutons et poulets. Pendant que les autres étaient penchées sur les poulaillers pour observer les coqs, j’ai fait la queue pour déguster un petite crêpe faite avec les œufs de ces poules. La crêpe était dorée, croustillante, et avait un goût… d’œuf.

Ensuite nous nous sommes dirigés vers les chèvres, et les filles ont câliné et caressé ces adorables caprins à en perdre la tête. En ce qui me concerne, j’ai gardé mes mains propres en flânant autour des stands qui vendaient ou, encore mieux, donnaient des échantillons gratuits de ces charmants petits fromages de chèvre. Frais, aux senteurs d’herbe et au toucher de velours, ma tête aussi commençait à tourner.

Après les chèvres venaient les cochons. Les enclos abritant des animaux de couleurs, races et tailles différentes, du porcelet aux énormes porcs, occupaient une grande partie du pavillon. À côté de ces enclos il y avait des points de vente de différentes sortes de charcuteries provenant peut-être des tantes, oncles, frêres et sœurs de ces animaux. Ça paraissait un peu cruel de les voir si proches, mais je me suis efforcé de croire que ces cochons n’en savaient rien. J’ai acheté un sandwhich au jambon cru rosé et je me suis délecté de ses saveurs fortes et un peu fruitées.

Dans la section du pavillon occupée par les vaches, j’ai pu déguster une variété de fromages et laits frais. Ça peut paraître étrange, mais aux Etats-Unis le lait a un goût bien moins lacté que celui qu’on trouve en France. C’est une découverte étonnante à faire. Plusieurs autres pavillons présentaient des fruits et des légumes, ainsi que du poisson, mais pour moi aucun n’était aussi captivant ni délicieux.

Les heures se sont écoulées et nous nous sommes dirigés vers la dernière section du Salon, le pavillon des Régions de France. Je me sentais comme un enfant dans une confiserie, avec tous ces vins, fromages, cognacs, charcuteries et desserts qui me chantaient une douce mélodie. Mes sens étaient submergés d’informations différentes et je ne savais pas par où commencer. Du calme, prends ton temps.

J’ai commencé par une multitude de stands de charcuteries et de fromages, suivis de quelques dégustations de vins. Les vins rouges épicés du Rhône se mélaient à la perfection aux saveurs de charcuterie qui s’attardaient sur mon palais.
Je n’avais jamais goûté de cognacs de qualité, mais il m’a semblé que c’était le bon endroit pour commencer. Ils étaient fumés et chauds, certains avec des arômes forts de vanille, d’autres avec des touches de miel. Au fur et à mesure que je montais dans l’échelle des prix, les cognacs devenaient plus doux et raffinés.

Comme dans un repas, c’est toujours agréable de finir sur une note sucrée. C’est dans cet esprit que j’ai trouvé un stand vendant des cannelés, un gâteau de Bordeaux moelleux avec une croûte de caramel. Ils ressemblent à des mini kugelhof et comme ils ont la taille d’une tomate olivette, je serais capable d’en manger une bonne douzaine. Cependant j’avais déjà été tellement gourmand dans ma journée de dégustation qu’un seul me suffit amplement.

Mes trois accolytes à l’estomac douloureux et moi nous sommes lourdement dirigés vers la sortie du Salon de l’Agriculture avec le sentiment d’avoir trop mangé et d’être légèrement soûl. Sur le chemin du retour vers Paris, dans le métro, une question m’est venue à l’esprit. Faut-il vraiment tout goûter? Je réponds que oui, ce principe fonctionne en dehors d’une cuisine.


Blog de Stephan Lublin: Myspace.com/thefoodcoma

Pour lire l'Article l'Arti-Show de Stephan Lublin, merci de cliquer ici.

Information sur le Salon de l'agriculture pour l'année prochaine :  Salon de l'agriculture

Traduction par le service "Resource Center" de l'Ecole Cordon Bleu Paris.

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